Un été au Havre avec Pierre & Gilles !

Cher Ulysse,

Télémaque m’a rejoint à Paris depuis un mois déjà. Après une belle balade à Auvers-sur-Oise, nous sommes allés ce week-end dans la belle ville du Havre, qui fête son 150ème anniversaire. Des sculptures sont disposées un peu partout dans les rues et sur la plage, où les cabines ont également été peintes dans de jolies couleurs. Une arche colorée, faite de containers en rappel de l’activité portuaire de la ville a été acheminée non loin du Musée d’Art Moderne, André Malraux (MuMa), but de notre visite.

Je voulais faire découvrir à Télémaque le travail de Pierre & Gilles, exposé jusqu’au 20 août. Beaucoup de visiteurs dans les salles, commentant chacune des œuvres, qui peuvent toutes être perçues selon l’œil du regardeur. Certains y verront seulement les figures connues de stars du cinéma, de la chanson, de la littérature ou du sport, lorsque d’autres y verront un travail pictural inimitable entre photographie et peinture ou une réflexion sur le monde qui nous entoure comme avec l’œuvre Nationale 7- Autoportrait.

Mais la simplicité de ces deux artistes est sûrement ce qui plaît à tous. Chacun d’eux travaille dans son propre domaine : Pierre réalisant la photographie, que Gilles peint, pour une parfaite association. Rien n’est laissé au hasard, même le cadre dont certains font preuve d’audace et d’un travail extraordinaire. Ces portraits donnent à voir la véritable personnalité du modèle, pourtant mise en scène dans un décor baroque.

La fin de cette exposition est le choix des deux artistes qui ont pioché dans les réserves du musée des œuvres de Raoul Dufy, Monet, et bien d’autres, véritables sources d’inspiration pour eux, comme le prouve la toile de Raoul Dufy, Souvenir du Havre.

Enfin, c’est une bien belle exposition, qui je pense, a plu à Télémaque.

Je t’embrasse,

Pénélope

Ce blog a été imaginé, créé et composé par Clémentine Bony-Devaux 

Crédits photographiques : photographies International Fashion Culture pour des oeuvres (photographie à la une et teaser sur Facebook) au copyright divers. Musique (pour les teaser) Hicham Chahidi. 

Portraits de Cézanne au Musée d’Orsay

The exhibition « Cézanne’s portraits » is present until September 23th to the Orsay Museum. Something no one will want to miss !

Cher Ulysse,

J’entre dans la première salle des Portraits de Cézanne. Dans le fond de la pièce, Paul Alexis suit les lignes d’une feuille de peinture blanche pour un Emile Zola, au visage carrée de pensées. Le sol semble se dérober sous la chaise du romancier, qui lit quelques pages d’un roman inachevé. Zola prépare-t-il quelques critiques, alors qu’Achille Emperaire, qui fit tant de bruit à Paris, les observe du haut de son trône grotesque.

Est-ce cela les portraits de Cézanne. leur force émanant d’une schématisation savante des traits, la matière donnant corps aux membres, aux visages, aux expressions ? Le peintre n’en dit pas plus lorsqu’il déclare : « la lecture du modèle, et sa réalisation, est quelquefois très lente à venir pour l’artiste ». Cézanne observe son modèle, comme il s’imprègne des toiles des musées qu’il fréquente assidument, pour en capter l’essence, quitte à s’y reprendre à de nombreuses reprises, comme avec les portraits de l’oncle Dominique, occupant la majeur partie de la deuxième salle. La peinture est appliquée en pâte, les arrêtes façonnant le visage au même titre que les modulations de couleur. Il dit alors peindre à la « couillarde.

Dominique Aubert sera bientôt remplacé par la compagne du peintre, qui deviendra le modèle de nombreux portraits. Ces derniers nous montrent le distance que Cézanne prend avec le groupe des impressionnistes, dont il côtoie pourtant Pissaro, lors de séances de peinture à Auvers-sur-Oise. L’espace en est plus libre, donnant une force particulière à la présence du modèle. Les couleurs sont également plus intenses. Madame Cézanne est assise sur un large fauteuil jaune, les doigts entrecroisés, posés sur une robe sombre et triste, le regard plongé dans le néant du temps de ces interminables séances de pose, auxquelles elle est si coutumière à présent. Le visage est apaisé, dégagé par un chignon serré. Les couleurs s’appliquent en large touches de teintes claires, donnant plus de profondeur aux coups de pinceau sombre.

Quoique le regardeur puisse en dire, la technique est impeccable et le détail plus que présent. Le prouve la multiplicité des dessins exposés tout au long de cette magnifique exposition. A mi-parcours, ces dessins signaleraient-ils l’apaisement du peintre qui offre à partir de 1890 des portraits « humbles et monumentaux », apparaissant comme des esquisses, presque inachevées, jouant sur les couches de peinture, comme des traits de crayons.

Finalement dans la dernière salle, le regardeur comprend toute l’importance de la nature, de ces couches de peinture, face aux portraits du jardinier. Ces éléments donnent, en effet, le motif, qui fait le portrait. Cézanne habite son modèle pour le transcender par la peinture.

Quel plaisir de déambuler au cœur de cette exposition si agréable. Les toiles bien espacées et sans comparaison avec d’autres artistes de son temps, laissent le regardeur seul avec Cézanne pour un tête à tête enchanteur. Pour ma part avant de quitter les lieux, je suis retournée sur mes pas  saluer Gustave Geffroy, mon portrait favoris, quoique je le retrouverai bientôt dans les salles du musée d’Orsay.

Je t’embrasse,

Pénélope

Ce blog a été imaginé, créé et composé par Clémentine Bony-Devaux

Musique du teaser Facebook: Hicham Chahidi

Crédit photographique: « Gustave Geffroy » Cézanne, photographie International Fashion Culture. 

La Haute Couture coréenne s’invite à Paris !

The Korean fashion is in Paris ! 

The Korean fashion expose itself in Paris, at the Musée des Arts Décoratifs, near Louvre Museum, until July 28th !  It was the dream of Kim Jungshin, the chairman of the Korean Fashion and Culture Association.  Paris is the capital of the fashion !

But the Korean fashion makes a beautiful competition à the Parisian fashion, with a sophisticated  creation, where the designers use to the Korean’s three colors : red, white and black !

I invite you to see this beautiful créations  !

 

Chère Calypso,

L’Exposition Internationale d’Art Coréen de la Mode a pris cette année le chemin de Paris pour son vingt-troisième anniversaire. La Korean Fashion and Culture Association exporte tous les deux ans son exposition dans un autre pays du monde, tel l’Allemagne, le Brésil, et cette année Paris, un rêve pour sa présidente Kim Jungshin [Interview]. 

La Haute Couture Coréenne domine pour une semaine la mode parisienne, qui a bien du souci à se faire face à la perfection de ces créations. Les grands couturiers coréens se sont donnés rendez-vous au Musée des Arts Décoratifs, Hall des Maréchaux, pour moderniser et enrichir le costume traditionnel coréen. Reprenant les trois couleurs symboliques : le blanc, couleur du peuple coréen, le rouge, symbolisant la passion des coréens et le noir représentant la grande force de caractère des coréens, leur créations s’élancent les trois étages du bâtiment.

Je vous invite à venir découvrir les créations de Lee Kihyang, Nam Yoonjin, Kim Youngin et bien d’autres, présentes jusqu’au 28 juillet dans la capitale !

Bien chaleureusement,

Pénélope d’Ithaque

Blog imaginé, crée et composé par Clémentine Bony-Devaux

Crédit photographique: International fashion Culture

Musique teaser Facebook : « Boxeur » Hicham Chahidi. 

 

Rodin entre aux enfers !

Chère Perséphone,

Voici pour ta majestueuse bibliothèque ce très beau livre sur l’œuvre de Rodin, sorti à l’occasion de l’exposition en l’honneur du sculpteur au Grand Palais. Cet ouvrage substituera à tes yeux, les œuvres que tu n’auras pu voir, plongée dans les ténèbres. Mais avant que tu ne l’entre-ouvre, laisse-moi te conter, te bercer des ambiances colorées, des grincements des parquets et des chuchotements des visiteurs …

 Le vieux hommes regarde fixement, mais comme envahie par le néant, ses yeux ne semblent rien voir. L’Homme au nez cassé attend le regardeur dans la première salle, sans vouloir vraiment le voir, tenant compagnie au Penseur, installé à l’autre bout de la pièce. J’avance de salle en salle, et même si l’équilibre est précaire, l’intensité des corps explose comme une évidence de sculpture en sculpture, émanant d’un génie créateur. Passé le grand escalier, les visages de Roméo et de Juliette se confondent en leur amour, pendant que les mains de pierre, toutes deux droites, se rapprochent telle une voûte, loin de celle du diable, retenant prisonnier un corps sans vie, dévoré par le mal.

Mais ceci était bien après la salle des dessins, encadrés là devant le regardeur, outils de travail de l’artiste, présentés comme des pièces de musées, qui me font entrer un peu plus dans « l’univers Rodin », comme un assistant dans l’élaboration de son œuvre. Rodin se fait dessinateur, photographe et collectionneur d’art, appréciant Ingres, Millet, Delacroix, Redon et Daumier, belle clôture de cette pensée artistique.

Je te laisse à présent te plonger dans l’histoire passionnante d’Auguste Rodin, des œuvres et des thématiques qui lui sont chères, illustrées de reproductions magnifiques. L’auteur, Victoria Charles emmène le lecteur de page en page, au travers de sa rencontre avec Camille Claudel, en passant pas le Monument de Balzac et l’importance du dessin ou des Cathédrales…

Je te souhaite une très agréable lecture.

Je t’embrasse,

Pénélope

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Crédit photographique: Eyrolles.com

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Une idée de montagne …

Mon très cher Ulysse,

j’ai bien reçu ta dernière lettre, et ces quelques mots m’ont été droit au coeur. T’écrivant j’ai devant les yeux, la nouvelle toile que je viens d’acquérir et cette montagne peinte par Jihee Han me rend plus sereine et apaise la souffrance de ton absence.

Acquise à la Compagnie Française de l’Orient et de la Chine, où elle expose actuellement, cette oeuvre est à elle seule un monde spirituel, une philosophie. C’est une grande toile, occupant un bonne partie du mur du salon.

J’ai beaucoup discuté avec l’artiste au cours du vernissage. Elle m’exprima très simplement sa conception de la peinture, préférant les grandes toiles, où elle concentre en une fois une multitude de souvenirs, d’impressions, ne représentant pas une montagne unique et désignée, mais l’idée de montagne, transcendant la figuration pour aller au-delà de la simple image.

Je t’avouerai avoir également hésité à acquérir un de ses collages, mais tu aurais encore dis, que je fais trop de dépenses ! Pourtant ces derniers sont l’illustration parfaite de la non-figuration de son travail, où chaque élément peut-être découpé et pris individuellement pour formé une oeuvre à part entière. Il faut aller au-delà de ce que tu vois … Collée sur un fond blanc, cette partie de montagne devient un iceberg au milieu des eaux.

L’image est harmonieuse et réflexive. Je ne sais si ceci est la définition de l’art, mais ce qui est sûre c’est que le travail de cette artiste est à suivre de près. Je l’apprécie beaucoup et je sais que toi aussi, tu te laisseras porter par ces formes oniriques.

Je pense à toi,

Pénélope

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Fleurs de printemps

Chère Circé,

Arrivant place Vendôme, je me glisse à l’intérieur de la boutique Van Cleef & Arpels, traversant la pièce principale, furetant d’un regard curieux vers les vitrines délimitant mon chemin, vers un petit salon, une petite pièce claire, où se tient jusqu’au 30 juin prochain une exposition où règne un « Air de Printemps ».

Se dévoile devant moi des marguerites, pivoines et autres boutons de roses, de diamants, d’or et de pierres précieuses, s’épanouissant sur des broches, colliers, bagues et minaudières, comme le livre ouvert d’une histoire de la maison des années trente aux années soixante-dix. Issue du musée, constitués pas à pas d’achats auprès de particuliers ou de professionnels, ces pièces sont le témoignage d’un passé florissant.

Je voulais te faire partager ces fleurs de l’éternité…

Je t’embrasse,

Pénélope

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Crédit photographique: Ohmyluxe.com

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Collons des cochons sur des Picasso !

Cher Achille,

Mon amoureux du marché de l’art va adorer ce que j’ai découvert pour lui. Dès à présent, on peut « coller des cochons sur des Picasso » … du moins selon l’argument de vente de monsieur Kim, le créateur de l’application PiggyTag, que j’ai eu la chance de rencontrer, rue de Lille à Paris. Tu me verras d’ailleurs dans leur film de présentation !

PiggyTag est une application permettant d’obtenir des informations sur les œuvres et les objets d’art exposés dans les galeries et chez les antiquaires, comme l’artiste, la date de création de l’œuvre et son parcours, au fil des collectionneurs. Pour l’instant, disponible uniquement chez quelques galeristes et antiquaires partenaires, dans le septième arrondissement de Paris, elle est un véritable appuie pour les collectionneurs, surtout la nouvelle génération habituée d’internet et peu enclin à entrer dans les galeries.

Monsieur Kim a fait le constat que cette nouvelle génération était toute particulièrement curieuse d’histoire, désireuse de mieux connaître les objets, d’acquérir des œuvres ayant une âme. Il fallait à tout prix redonner au quartier rive gauche son âme bohème, tombant peu à peu en décrépitude. Pour faire venir les collectionneurs, il fallait trouver un plus et donner la possibilité d’avoir très rapidement les informations de chaque œuvre.

Voici comment cela fonctionne :

  • Télécharger gratuitement l’application PiggyTag (Apple ou Androïd)
  • Scanner le code QR présent sur les petites étiquettes roses, disposées devant chacune des œuvres.
  • Consulter la fiche détaillée, qui apparaît sur votre smartphone.

Ces fiches peuvent être conservées, et les collectionneurs peuvent également faire leurs propres fiches (tout en les gardant secrètes), pour avoir toujours un inventaire de leur collection dans leur poche. S’ils vendent une œuvre, ils peuvent également transférer cette dernière au nouveau propriétaire.

Je te vois déjà te jetant sur ton smartphone, alors je te laisse.

Je t’embrasse,

Pénélope.

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IFC a interviewé Wom Kim, fondateur de l’application PiggyTag !

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